3 jours passés à Bangkok, le temps de retrouver les différentes sensations de l'Asie du Sud-Est enfouies depuis plus d'une année dans un coin de ma mémoire. La chaleur d'abord, qui demande un certain temps de réadaptation, surtout lorsque l'on vient tout droit du grand froid. Et puis les odeurs, qui vont de la brochette de porc en train de cuire sur un petit stand, à la douce odeur des pots d'échappement, en passant par une petite touche épicée. La nourriture, omniprésente à tous les coins de rue. Une ville dans un mouvement incessant, sans que l'on ne ressente le moindre stress. Le métro sur-climatisé, les motos-taxis qui n'ont peur de rien et les bus bondés. Les gens souriants, parfois encore intrigués. Ces journées, j'ai donc mangé, humé et apprécié le dynamisme de Bangkok. Après deux visites à l'ambassade du Vietnam pour mon visa, j'ai retrouvé les plaisirs d'un massage thaï, qui ne vous épargne pas, j'ai ingurgité une soupe au poisson et aux nouilles, un pad thai, et pleins d'autres choses qui m'ont ramenées une année en arrière, j'ai savouré une bière thaï et j'ai flâné le long des trottoirs parsemés de petits stands et de quelques décorations de Noël (surtout autour des grands centres commerciaux). Je me suis promenée dans un parc, accompagnée d'amis, de mon éternelle hôte thaï et de son petit monstre de cousine âgée de 4 ans. A 18h ce jour-là, la musique royale a retenti, nous nous sommes tous arrêtés pour faire honneur au roi, et la petite a fièrement et hautement chanté avec les hauts-parleurs. En partant, dans la lumière tamisée du soir, on pouvait encore observé les gens venus faire leur gymnastique dans une chaleur moins oppressante.
Un Jukebox thaï, avec pleins de chansons mélodramatiques
Jeudi, j'ai pris mon avion (de justesse, les bus pour l'aéroport n'ayant pas d'horaire fixe) pour Saigon. Un trajet très court, qui s'est prolongé de plus de deux heures de voitures jusqu'à Can Tho, ville dans le Delta du Mekong. Il faut préciser que je suis en plus arrivée le soir de la grande finale de football Vietnam-Malaisie des SEA Games, ce qui fait que tout le Vietnam avait les yeux rivés sur un écran TV. Que ce soit à l'arrivée à l'aéroport où tous les policiers et gardiens étaient rassemblés devant l'unique écran de l'aéroport, dans la voiture qui m'amenait à Can Tho (oui, parce que à éviter des motos et des voitures dans la circulation vietnamienne, on s'ennuie vite, vaut mieux avoir une tv à disposition...), ou encore tout au long du trajet dans les maisons, bars, restaurants. Les vendeurs de drapeaux vietnamiens ornaient également les routes. Malheureusement, le Vietnam a perdu, donc je n'ai pas assisté à une effervescence nationale. Finalement, on m'a déposée dans un hôtel un peu au-dessus de mes moyens, mais en attendant de trouver autre chose, je profite de la clim' et du wifi.
Outre avoir profité d'un lit confortable et d'avoir dormi longtemps pour rattraper mes heures de sommeil, j'en ai profité pour me balader un peu. Il y a très peu d'occidentaux ici, ce qui fait que j'attire passablement l'attention. Déjà à plusieurs reprises on m'a demandé de m'asseoir et de boire un verre pour discuter. Mais la communication n'est pas très évidente, les gens ne parlant que très peu l'anglais. Ca se limite donc généralement à "How are you?" "What you do?" "What your name?" "You have boyfriend?", et qu'importe ma réponse finalement, je pense pas qu'ils comprennent réellement ce que je dis. J'ai également passé un moment à observer le Mékong, jusqu'à ce que je me fasse assaillir par des petits monstres vietnamiens. Et puis je profite aussi de découvrir la nourriture locale des petits stands dans la rue, sans jamais savoir si ça va longtemps tenir dans mon ventre.
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